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23 février 2019 6 23 /02 /février /2019 12:19

 

Début février, le quotidien La Montagne, dans son édition de l’Allier, annonçait une bonne nouvelle à propos d’un lieu concerné par mes recherches. Hérisson, ville connue pour avoir su conserver et mettre en valeur un patrimoine médiéval de qualité, venait d’être gratifiée du titre de « petite cité de caractère ». Deux autres villes obtenaient le même label mérité, Bourbon-l’Archambault, elle aussi siège d’une forteresse contemporaine de celle d’Hérisson et Ebreuil, que je connais peu.

 

 

Il ne faut pas s’attendre à découvrir à Hérisson une cité figée dans son environnement historique, comme tant de belles petites villes qui pourraient sans problème servir de décor pour des films dont le scénario s’inscrirait dans le passé. Cette ville, un peu à l’écart des grands axes routiers, est un lieu de vie avec ses défauts esthétiques - antennes, portes de garage, maisons XXe. L’intérêt du site est ailleurs.

Le visiteur qui saura prendre son temps et que les kilomètres à pied n’effraient pas trouvera dans le cœur de la cité et dans les proches alentours un patrimoine dispersé dans un cadre naturel relativement préservé. Outre le château, qui a déjà été l’objet d’un billet sur ce blog, se rencontrent des vestiges d’une église romane et d’un grand terrassement antique, sur le site de Chateloy, connu aussi pour son église romane à flanc de falaise, plusieurs chapelles et quelques très beaux points de vue dont un qui porte le regard jusqu’au Puy-de-Dôme.

Une randonnée à Hérisson peut se coupler avec une promenade dans le bourg d’Ainay-le-Château, riche en reliefs de fortifications urbaines contemporaines de la forteresse d’Hérisson et, pourquoi pas? d’un arrêt à Drevant, en vallée du Cher, autre village labellisé petite cité de caractère, avec ses ruines gallo-romaines et sa petite prieurale bénédictine.

 

© Olivier Trotignon 2019

 

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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 09:21

 

Comme chaque fin d’année, je ne trouve pas inutile de partager avec les lectrices et lecteurs de ce blog un court bilan de mes activités de médiéviste au cours des douze derniers mois. L’animation de Berry médiéval est directement liée à mon quotidien de chercheur.
Je rappelle d’entrée mon statut: enseignant en lycée professionnel, je n’exerce aucune activité salariée ayant un rapport, proche ou lointain, avec ma spécialité d’origine. Déçu par les turqueries constatées au sein de plusieurs associations, j’ai choisi d’assumer ma place de médiéviste indépendant. Je travaille seul, ne reçoit aucune aide et n’ai de comptes à rendre à personne. J’ai, en revanche, la chance de fréquenter des bénévoles, archéologues, chercheurs dans des domaines très variés allant de l’archéologie préhistorique à la linguistique. Leur présence amicale est un soutien que j’apprécie énormément.
Coté recherche en vue de terminer mon Doctorat d’anthroponymie médiévale, l’année 2018 ne m’a presque pas vu écrire la moindre ligne, mais plutôt réorganiser et homogénéiser mes sources, qui s’étendent de la période carolingienne à la Guerre de cent ans. Cette remise en perspective de quelques 10.000 entrées sur presque un demi-millénaire d’histoire berrichonne est terriblement chronophage, avec quelquefois pas plus de résultats que quelques pourcentages à porter dans un tableau de données.
Si j’osais ajouter cette inquiétante tendance que j’observe dans mon métier, depuis les quelque trente ans que je l’exerce, chez certains « apprenants », de plus en plus nombreux, à se vider la tête par l’usage compulsif de leur téléphone mobile, à contester la parole de l’enseignant en opposant la connaissance du passé à leur hystérie complotiste et/ou à refuser toute culture scolaire et universitaire sous le prétexte que « ça ne sert à rien », vous comprendrez qu’il n’est pas toujours facile de trouver les ressources en temps et en données vérifiées pour animer un blog comme Berry médiéval de manière satisfaisante.
Néanmoins, je me suis efforcé cette année encore de trouver une petite poignée de sujets inédits pour continuer à vous rapprocher des racines historiques de cet espace berrichon dont tant de facettes demeurent à explorer. Quatre associations m’ont fait confiance pour venir animer des exposés et conférences, dont trois inédites. Je tiens à les en remercier.
Plusieurs autres m’ont déroulé de somptueux tapis rouges. Il ne m’a pas fallu longtemps pour me rendre compte que les dits tapis ne menaient qu’à des projets creux.
Plus sérieusement, de nouvelles animations s’annoncent en 2019, dont une dans un cadre et sur un sujet inédits, qui nous conduira à explorer l’univers des miracles post-médiévaux dans le sud du département du Cher.
Que l’année 2019 soit pour vous riche en découvertes!

 

© Olivier Trotignon 2018

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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 09:03

 

Il y a très exactement 10 ans, je déposai, sur la plate-forme Overblog, quelques lignes annonçant la création d’un blog dédié au Moyen-Âge en Berry. C’était le début d’une belle aventure rédactionnelle qui a porté ses fruits car, en une décennie, ce blog a rassemblé plus de 350 articles et pages, vus 530000 fois et attiré plus de 260000 lecteurs résidant dans le monde entier, exceptions faites de l’Afrique saharienne et de l’Asie centrale.

Les lecteurs habitués de ces pages et ceux qui me rencontrent physiquement connaissent mon histoire. Tenté un temps par l’archéologie, pratiquée comme bénévole jusqu’au début des années 80, je me suis lancé dans un cursus universitaire de très, très longue haleine, dans lequel la période médiévale occupe presque la totalité de mon temps de recherche et d’écriture. En parallèle, cédant volontiers aux sollicitations de plusieurs associations ou collectifs, j’ai bâti plusieurs conférences, soutenues devant un auditoire essentiellement régional. C’est au cours de plusieurs rencontres avec le public que je me suis aperçu qu’il me manquait un outil de communication facile d'accès, plusieurs auditeurs m’ayant réclamé les textes de mes exposés. Travaillant en mémorisation totale, ou, du moins, avec un minimum de notes, je n’avais aucun document à leur proposer. Déposer des informations sur Internet m’a paru une solution simple et pratique pour tous. En profiter pour partager le contenu de mes observations parallèles à mes recherches de thèse et proposer la découverte d’éléments du patrimoine berrichon furent les ingrédients additionnels à la conception de Berry médiéval.

Ces dix années d’écriture ont connu quelques échecs, certains plus amers que d’autres.

J’avais cru naïvement qu’il suffisait de démontrer, en s’appuyant sur des textes médiévaux et des constatations archéologiques et monumentales, la péremption de certains concepts hérités d’un passé peu scrupuleux en matière de rigueur scientifique pour voir évoluer une certaine manière de présenter l’histoire régionale. Il reste quelques forts bastions hermétiques à mes suggestions. Comme le dit si bien le proverbe « nul n’est prophète en son pays » !

Plus anecdotique, cette offre faite à des prospecteurs métalliques non déclarés de publier anonymement sur ce blog quelques unes de leurs découvertes afin que le public puisse en profiter n’a reçu aucun écho.

Il serait injuste de ne pas citer quelques compensations à cet état de semi-solitude numérique. Je sais que Berry médiéval est parfois utilisé comme guide de promenade. Il arrive, sur des colloques ou des conférences, que des lecteurs viennent à ma rencontre en me demandant si Berry médiéval, c’est bien moi.

Ce sont tous ces gens qui passent, ceux qui reviennent, ceux qui m’invitent pour venir parler de l’histoire régionale que je tiens à remercier chaleureusement pour leur soutien, même passager. Je n’ai aucune idée du temps que durera l’expérience de ce blog, mais il n’y a aucune raison de changer de formule éditoriale.

Merci à toutes et tous pour votre fidélité, et au plaisir de vous rencontrer ou de vous retrouver dans les mois et années à venir !

 

© Olivier Trotignon 2018

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 08:15

 

Bien que le bas Moyen-âge ne soit pas une période dans laquelle je me sente à l'aise, ayant pour habitude de travailler sur des siècles antérieurs, j'ai accepté avec enthousiasme l'invitation de la Fédération des Chemins de la guerre de Cent ans à participer à son prochain colloque.

Ma communication portera sur une série d'événements ayant agité le nord du Bourbonnais dans la seconde moitié du XIVe siècle et ayant concerné les forteresses de Belleperche et de la Forêt-l'Aubespin.

Vous trouverez en bas de page une partie des informations utiles pour assister à cette journée.

 

 

Tous les textes et les illustrations sont extraits du programme détaillé disponible sur le site de l'association organisatrice.

 

Au plaisir de vous y rencontrer!

 

© Olivier Trotignon 2018

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27 décembre 2017 3 27 /12 /décembre /2017 16:56

Je profite de cette période de fêtes pour évoquer le choix qu’ont fait deux abbayes cisterciennes du Berry, Fontmorigny et Noirlac d’ouvrir, cet automne, leurs celliers à des marchés dits « monastiques ». Dans ces lieux d’une qualité patrimoniale rare et dans d’excellentes conditions d’accueil a été proposé au public un assortiment de denrées (victuailles, cosmétiques, alcools, artisanat…) produites par des communautés monastiques ou ayant été produites par des laïcs dans des bâtiments dépendants d’anciens monastères.

Si ce genre de manifestation attire d’inévitables critiques - entrée payante à Noirlac (2 € seulement, compensés par l’accès gratuit à l’ensemble de l’abbaye), prix assez élevé de certaines marchandises…, personne ne se serait essayé à se plaindre de la qualité des productions monastiques et apparentées. Certains stands se sont même retrouvés à cours de réserve dès la fin de la première journée.

Indépendamment du fait que je salue tout ce qui peut rapprocher le public du patrimoine régional, j’ai relevé quelques points intéressants qui méritent d’être soulignés.

Ces marchés n’ont, d’abord, rien de confessionnel. A Noirlac, le lycée des Métiers Jean Guéhenno, établissement public, était associé à la manifestation.

Ils sont en plus l’excellente occasion de découvrir une facette méconnue de certains terroirs. A Fontmorigny était en vente un vin de l’abbaye du Barroux, récolté dans le massif du Ventoux, sans comparaison avec les crus distribués en grande surface. De jeunes producteurs de champagne de l’Aube étaient présents pour expliquer, autant que vendre, les fruits de leur récolte. On apprécie, là, l’aspect « circuit court » de certaines productions, qui touchent directement le public sans s’embarrasser d’une pléthore d’intermédiaires.

S’ajoute enfin le caractère inimitable de l’ambiance, feutrée, des croisées d’ogive des celliers cisterciens, à laquelle aucun amateur de patrimoine médiéval n’a la force de résister.

Merci à m. et mme Mangeot, propriétaires du site de Fontmorigny, pour leur accueil, comme toujours, plein de chaleur.

Bonnes fêtes à toutes les lectrices et tous les lecteurs de Berry médiéval.

 

© Olivier Trotignon 2018

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 11:12

En début de semaine, le compteur de ce blog a enregistré la 250.000ème visite et, manifestement quelque temps avant, le demi-million d’articles et de pages ouverts (et, j’espère, lus) depuis sa création en 2008.

Je ne m’intéresse pas assez au sport et au jeu pour me vanter de ces chiffres, mais je suis tout de même assez content d’avoir réussi à partager une partie de mon travail de recherche avec un nombre de lecteurs aussi large venant d’horizons aussi variés, ainsi que le montre le petit planisphère figurant ci-dessous.

 

Rappelons ce qu’est le « projet » Berry médiéval. Au début, ce blog était conçu pour permettre aux auditeurs de mes conférences de trouver des sources facilement accessibles. Très vite, j’ai décidé d’y ajouter des éléments épars collectés au cours de mes recherches de Doctorat, sans utilité pour la rédaction de ma thèse. Les retours en majorité positifs m’ont encouragé à prolonger l’expérience.
Rappelons aussi ma méthode de travail. Historien totalement indépendant (et, du fait, complètement isolé), je m’appuie uniquement sur la lecture et l’analyse de textes médiévaux et sur des sources archéologiques vérifiées pour rédiger mes articles. Techniquement, je ne dispose que d’un antique Imac pour la retouche photo et le dessin de cartes, d’un petit APN tout terrain, de cartes IGN et d’un accès Internet. Tous les articles sont autographes. Le choix des sujets dépend de mes déplacements, de mes lectures et même des questions posées par des auditeurs lors de mes animations. Je n’ai aucun scrupule à contredire des affirmations héritières de vieux postulats éculés, quand les sources le permettent. Je sais que cette remise en question d’informations périmées n’est pas du goût de certains de mes détracteurs, plus habitués qu’ils sont à recopier et s’approprier des données dont certaines remontent au Second Empire qu’à feuilleter des cartulaires ou des rapports de fouilles.

Ethiquement, bien qu’ancré dans un terroir à l’identité forte, Berry médiéval n’a rien d’un blog identitaire. Je m’efforce d’y mettre en lumière une tranche d' histoire régionale, à l’usage de toutes et tous, pas d’y cultiver une forme de chauvinisme qui transpire dans les propos de certains pseudo-historiens.

L’expérience est donc prévue pour durer. De nouveaux rendez-vous sont pris pour 2018 et 2019. Merci pour votre fidélité !

 

© Olivier Trotignon 2017 

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 11:39

vitrail Bourges

 

Les lecteurs habitués à ces pages savent que chaque année, j'essaie de dresser un bilan de mon activité de médiéviste indépendant, en restant le plus objectif possible. 2014 aura été une année marquée par quelques beaux succès, mais aussi teintée de difficultés nouvelles.
Mes premières pensées de ce dernier jour de l'année 2014 vont à toutes les lectrices et tous les lecteurs qui, régulièrement ou épisodiquement, ont consulté les articles de ce blog et les même ont fait partager à leurs contacts. Abonnés à la newslettrer, à la page facebook "Berry médiéval", liens twitter ou linkedin, votre soutien et vos commentaires sont le seul salaire de ma "peine". Merci pour votre fidélité.
Il ne vous aura sans doute pas échappé que j'avais sensiblement ralenti le rythme de mes publications sur internet, tous blogs confondus.
Les derniers jours de l'année 2013 ont mis un terme définitif à mon activité bénévole d'identification du contenu des réserves du musée de Saint-Amand, avec le départ de la conservatrice de ce service pour le musée d'Issoudun. Cette approche privilégiée d'objets souvent inédits avait fourni la matière à quelques articles sur Berry médiéval. Le temps souvent médiocre, et peu propice à la photographie, ne m'a pas permis d'aller visiter des sites qui m'intéressaient. Surtout, c'est la reprise de ma thèse, avec un projet d'ultime inscription à l'Université François Rabelais de Tours en 2015-2016, qui absorbe le plus clair de mon temps libre. Il est donc normal que mes activités périphériques se ralentissent, l'espace que quelques trimestres.
Le bilan de cette année 2014 demeure heureusement positif, malgré ce handicap infligé par la plate-forme Overblog, qui truffe nos blogs de publicités imposées ridicules. Dès l'apparition des placards publicitaires inondant chaque billet, la fréquentation de Berry médiéval, et des autres espaces que je gère, s'est ralentie.
La seule solution est de payer une taxe à l'hébergeur pour éviter cette invasion, donc de faire le jeu de l'adversaire. A titre personnel, je préfère vous inviter à la seule résistance que ces gens comprennent, à savoir le boycott des annonceurs qui parasitent mon travail.
En dehors de ces pages, mon projet Berry médiéval s'est traduit par des rencontres très riches: conférences dépassant régulièrement la centaine d'auditeurs, rencontre avec les archéologues et historiens de Mozac, en Auvergne, lors de leur colloque annuel, participation au DVD "O'Centre de l'histoire : Les Croisades, l'héritage en Berry", tourné en partie à Noirlac, collaboration avec l'association de reconstitution médiévale "les compagnons du sarment d'hypocras" pour une animation croisée sur le site de la tour de Vesvre.
2015 s'annonce sous les mêmes auspices. Plusieurs conférences sont déjà annoncées, sur une séquence chronologique très large, allant de l'Antiquité à la période contemporaine.
Je souhaite que toutes et tous viviez cette année 2015 loin de la médiocrité intellectuelle qui gangrène le quotidien, que la Culture reste grâce à vous une citadelle imprenable, bien au dessus des contingences politiciennes et mercantiles.
Bonne année à toutes et tous!

© Olivier Trotignon 2014

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 22:16

6 ans

 

Comme chaque mois de juin, période anniversaire du premier article mis en ligne sur ce blog, voici un bref bilan annuel de mon projet Berry médiéval, associant la gestion du présent espace numérique à mes activités de recherches, d'écriture et de conférences.
Du coté d'internet, la situation est stable. Le compteur de visites mis à disposition des administrateurs par la plate-forme Overblog signale qu'environ 33000 personnes ont consulté des articles en un an, soit en tout, en 6 ans, plus de 158000 visites pour 363000 billets lus. Ces chiffres n'indiquent qu'une chose: l'intérêt pour l'histoire et le patrimoine du Moyen-âge n'a rien à voir avec un quelconque effet de mode.
A noter: j'ai ouvert une page Facebook -chercher "Berry médiéval". Des liens vers tous les articles que je compose, ainsi que certains édités sur des sites amis, forment la trame de ce portail.
Au quotidien, mes activités de médiéviste se déclinent sous plusieurs formes. Mes conférences continuent à trouver un public si large que j'ai décidé d'augmenter leur portée en proposant des illustrations complémentaires par vidéo-projection. De nouvelles dates, en Sancerrois et à Bourges, seront annoncées dans les semaines à venir.
Un documentaire réalisé par une société de production de l'Indre, sur les Croisades en Berry, sera disponible dans quelques mois. J'aurai à vous reparler de ce film, dans lequel je dois apparaître quelques minutes.
Il faut aussi pointer quelques échecs. Un temps pressenti pour animer (bénévolement) une émission d'histoire régionale sur une radio locale, il ne m'a pas été possible d'accepter les conditions qu'on m'imposait, trop éloignées de ma vison personnelle de la Culture.
La disparition du trimestriel Berry magazine m'a aussi privé d'une tribune à laquelle je m'étais attaché.
Dans les mois à venir, sauf imprévu, le projet Berry médiéval ne devrait pas changer de forme: blog indépendant, conférences programmées et collaborations ponctuelles avec d'autres acteurs de la vie culturelle régionale resteront mon étoile polaire de médiéviste indépendant.
 

© Olivier Trotignon 2014

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 09:27

vitail-sainte-chapelle

 

Chaque retour de l’été me fait songer à dresser un petit bilan de l’activité de mon projet Berry médiéval au cours des douze mois écoulés. Ce blog entame sa sixième année d’existence et, sauf catastrophe, comme une faillite de la plate-forme qui l’héberge, n’est pas prêt à placer le mot “fin” au bas de son dernier article.
Un bilan se fait, en général, à partir de chiffres. De ce coté, aucun orgueil à tirer de la situation: Berry médiéval a mis en ligne depuis cinq ans un peu plus de 300 articles (j’en efface régulièrement lorsque leur pertinence s’amoindrit) lus par 80 abonnés. Le compteur de visites frôle les 125000 passages. Cet espace reste un petit blog ouvert pour un public de connaisseurs, franc de ces publicités envahissantes qui polluent l’espace de lecture et il n’y a aucune raison pour que les choses aillent autrement.
Le bilan “scientifique” est plus complexe à dresser, avec des réussites et des échecs flagrants. Commençons par ce qui n’a pas fonctionné.
La plate-forme Overblog propose aux administrateurs de blogs une fenêtre leur permettant de connaître les canaux qui ont conduit leurs lecteurs vers les contenus qu’ils mettent en ligne. Depuis plus d’un an, les recherches motivées par l’intention de pillage des sites archéologiques avec l’aide de détecteurs de métaux se sont multipliées. Cette tendance s’observe ailleurs, y compris hors d’Europe, et ne doit pas nous étonner, en période de crise économique et d’explosion des ventes de petits objets de collection sur des sites spécialisés comme sur certaines brocantes.
Croyant à un minimum d’intérêt de certains de ces clandestins pour l’Histoire -argument ressassé depuis plus de 20 ans par les prospecteurs métalliques pour déguiser leurs actes de prédation archéologique,- j’ai offert à ceux-ci la possibilité de publier certaines de leurs découvertes dans ces pages, en garantissant leur anonymat. Le résultat est sans appel: en six mois, nul d’entre eux n’a cherché à saisir la main tendue: fin de l’expérience de ce coté là.
En revanche, et c’est un motif de satisfaction, ont continué à passer par ces pages des chercheurs et amateurs qui ne travaillent pas dans l’ombre, avec des projets personnels ou professionnels orientés vers l’histoire et le patrimoine. J’ai pu en rencontrer certains “en vrai” - même si c’est internet qui nous rassemble, nous existons dans la vraie vie...
J’ai aussi retrouvé avec intérêt et amusement quelques traces de mes travaux sur des sites très divers, sous forme de liens, d’emprunts plus ou moins longs, voire (et malheur à celui qui se fait prendre) de vols d’articles complets, avec leurs photos, avec signature du pillard au bas de la copie.
Le projet Berry médiéval existe aussi sous forme de publications et de conférences. Sur ce front là, rien de nouveau à l’horizon. Les gens qui ne m’aiment pas -en fait, j’en arrive à me demander s’ils comprennent vraiment ce que je fais- continuent, avec une persévérance butée, à maudire mes travaux. Je laisse ce petit troupeau bêlant suivre, béat, son sentier de certitudes. Le panurgisme n’est pas ma profession de foi.
Beaucoup d’autres, et je les en remercie publiquement, ont choisi l’ouverture et le partage. De nouvelles conférences sont prévues jusqu’au printemps 2014.
Bon été à toutes et tous, et rendez-vous pour de nouveaux billets dans les semaines et les mois à venir!

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 09:27

lance

 

Une succession de rencontres et de témoignages ont attiré ces dernières semaines mon attention vers la pratique de la détection métallique, au point qu'il me parait utile de clarifier mon point de vue sur cette pratique, au risque de me faire des inimitiés dans les deux camps, celui des prospecteurs clandestins et celui des archéologues de métier.
Disons le clairement: le petit monde de la prospection régionale n'apprécie pas mes prises de position. Un de mes correspondants m'a signalé des commentaires me concernant directement sur un forum. Rien d'insultant ni de diffamatoire, mais rien de bienveillant non plus dans les propos que j'ai lus de gens qui se dissimulent derrière des pseudonymes pour parler de quelqu'un qui écrit sous sa véritable identité.
Qu'ils sachent que mon manque d'appétit pour leur passion s'appuie sur des souvenirs personnels précis et désagréables. Dans les années 80, j'ai échappé  de justesse à une correction en règle par quatre de leurs semblables, allure commando, qui pillaient un site proche de Bruère-Allichamps en pleine journée. Quatre contre un, ces gros bras ne risquaient pas grand chose; j'ai pu me dégager grâce à une intervention extérieure, heureusement.
Il y a quelques années, j'ai vu arriver chez moi un prospecteur qui ignorait qui j'étais, et qui m'a fait un numéro digne d'une école de clown pour obtenir le droit de venir détecter sur mon terrain. Je déteste être pris pour un imbécile, même par un imbécile, et la prospection métallique, c'est aussi des gens comme ça. C'est d'ailleurs à leur intention que je dissimule toutes les localisations de sites sensibles sur lesquels je travaille, leur présence sur mes blogs n'ayant pour but que de trouver de nouveaux lieux à piller. L'historique des recherches fourni quotidiennement par la plate-forme Overblog ne laisse aucun doute à ce sujet.
Et puis il y a tous les autres -j'espère qu'ils représentent la majorité- qui pratiquent un loisir illégal en toute connaissance de cause mais qui souffrent d'être réduits à la clandestinité par une législation trop rigoureuse à leur yeux. Leur frustration est de ne rien pouvoir apporter de constructif à l'histoire de leur terroir, et pour cause: j'ai raconté dans un billet précédent ce qui pouvait arriver si la Gendarmerie entrait en action. Fouille au corps, saisie des détecteurs, perquisition au domicile, saisie de tous les objets anciens, convocation à s'expliquer devant un juge et, je l'ai appris il y a peu, saisie du véhicule. On comprend que certains préfèrent s'abstenir de signer sous leur propre nom.
Qu'ils soient certains que dans le camp adverse, celui de l'archéologie officielle, il y a aussi des gens pas spécialement recommandables. J'ai d'excellents rapports avec des archéologues professionnels et amateurs qui sont des gens droits et rigoureux, avec lesquels l'information circule dans les deux sens. La mise en commun de nos savoir-faire respectifs contribue à enrichir la connaissance que le public a de l'histoire régionale, et j'espère bien poursuivre ma coopération avec certaines équipes le plus longtemps possible. Mais il y a aussi des archéologues intellectuellement malhonnêtes, des gens qui vous font plein de promesses pour vous soutirer des informations (j'ai cru des années avoir été inscrit sur la liste des candidats à une visite de la vraie grotte de Lascaux), à qui on confie des objets anciens et qui vous oublient ensuite, qui publient à leur nom des sites qu'ils n'ont pas découverts...évitons donc tout manichéisme. Il n'y a pas d'un coté les méchants et de l'autre les gentils. Ça, ce sont des contes pour enfants.
Pour les adultes, je propose une expérience. Je suis prêt à mettre en ligne sur ce blog des photos et cotes d'objets médiévaux trouvés en détection, sous réserve qu'ils aient un caractère exceptionnel: deniers rares, objets de culte, matrices de sceaux... que des prospecteurs aimeraient voir publiés sur un espace ouvert, sans mot de passe comme sur les forums de détection ou de numismatique, et accessible à un vaste public amateur d'art et d'histoire de la période médiévale.
Je suis disposé à reproduire de très bonnes photos ou scans, qu'on peut m'envoyer de manière anonyme (un prénom me suffira) à mon adresse dédiée:
berrymedieval#yahoo.fr (le # remplace le @, pour éviter les robots générateurs de spams).
Une présentation résumée des conditions de découverte m'aidera à écrire le billet, de même qu'une localisation minimum.
J'espère que ces lignes apporteront la preuve à beaucoup de prospecteurs de l'ombre que je ne les considère pas comme des parias, comme certains paramilitaires abrutis qu'on croise parfois en forêt ou sur les plages, et que je serais ravi de pouvoir leur réserver un espace pour partager leurs plus belles trouvailles, dans l'intérêt de tous.

© Olivier Trotignon 2013

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Présentation

  • : Moyen-âge en Berry
  • : Rédigé et illustré par un chercheur en histoire médiévale, ce blog a pour ambition de mieux faire connaître l'histoire et le patrimoine médiéval du Berry, dans le centre de la France.
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Conférences

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Dans l'objectif de partager avec le grand public une partie du contenu de mes recherches, je propose des animations autour du Moyen-âge et de l'Antiquité sous forme de conférences d'environ 1h30. Ces interventions s'adressent à des auditeurs curieux de l'histoire de leur région et sont accessibles sans formation universitaire ou savante préalable.
Fidèle aux principes de la laïcité, j'ai été accueilli par des associations, comités des fêtes et d'entreprise, mairies, pour des conférences publiques ou privées sur des sujets tels que:
- médecine, saints guérisseurs et miracles au Moyen-âge,
- l'Ordre cistercien en Berry;
- les ordres religieux en Berry au M.A.;
- la femme en Berry au M.A.;
- politique et féodalité en Berry;
- le fait religieux en Berry de la conquête romaine au paleo-christianisme...
- maisons-closes et la prostitution en Berry avant 1946 (animation réservée à un public majeur).
Renseignements, conditions et tarifs sur demande à l'adresse:
Berrymedieval#yahoo.fr  (# = @  / pour éviter les spams)
Merci de diffuser cette information à vos contacts!

Histoire locale

Pour compléter votre information sur le petit patrimoine berrichon, je vous recommande "le livre de Meslon",  Blog dédié à un lieu-dit d'une richesse assez exceptionnelle. Toute la diversité d'un terroir presque anonyme.
A retrouver dans la rubrique "liens": archéologie et histoire d'un lieu-dit

L'âne du Berry


Présent sur le sol berrichon depuis un millénaire, l'âne méritait qu'un blog soit consacré à son histoire et à son élevage. Retrouvez le à l'adresse suivante:

Histoire et cartes postales anciennes

paysan-ruthène

 

Cartes postales, photos anciennes ou plus modernes pour illustrer l'Histoire des terroirs:

 

Cartes postales et Histoire

NON aux éoliennes géantes

Le rédacteur de ce blog s'oppose résolument aux projets d'implantation d'éoliennes industrielles dans le paysage berrichon.
Argumentaire à retrouver sur le lien suivant:
le livre de Meslon: non à l'éolien industriel 

contacts avec l'auteur


J'observe depuis quelques mois la fâcheuse tendance qu'ont certains visiteurs à me contacter directement pour me poser des questions très précises, et à disparaître ensuite sans même un mot de remerciement. Désormais, ces demandes ne recevront plus de réponse privée. Ce blog est conçu pour apporter à un maximum de public des informations sur le Berry aux temps médiévaux. je prierai donc les personnes souhaitant disposer de renseignements sur le patrimoine ou l'histoire régionale à passer par la rubrique "commentaires" accessible au bas de chaque article, afin que tous puissent profiter des questions et des réponses.
Les demandes de renseignements sur mes activités annexes (conférences, contacts avec la presse, vente d'ânes Grand Noir du Berry...) seront donc les seules auxquelles je répondrai en privé.
Je profite de cette correction pour signaler qu'à l'exception des reproductions d'anciennes cartes postales, tombées dans le domaine public ou de quelques logos empruntés pour remercier certains médias de leur intérêt pour mes recherches, toutes les photos illustrant pages et articles ont été prises et retravaillées par mes soins et que tout emprunt pour illustrer un site ou un blog devra être au préalable justifié par une demande écrite.