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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 21:04

 

Les Journées du Patrimoine approchant, j'aurai le plaisir de vous rencontrer, ou de vous retrouver le samedi 21 septembre à 18 h dans l'église de Coust, dans le Sud du Cher, pour une conférence consacrée au patrimoine funéraire médiéval berrichon du haut Moyen-Âge à la Renaissance. 

Cette animation est ouverte à tous et ne nécessite aucune connaissance particulière en histoire. L'entrée est libre et gratuite, des places de parking sont faciles à trouver dans le périmètre proche de l'église. S'appuyant sur une centaine de vues, l'animation est prévue pour durer environ 1 h 30. Il est conseillé de se munir de quoi écrire, un document vous étant proposé pour retrouver tous les lieux (nombreux) cités dans la conférence.

Cet évènement est organisé par l'association "Coust, notre village", avec laquelle j'avais travaillé lors des Journées du Patrimoine 2017. Ses membres sont, entre autres, attachés à la sauvegarde de l'église de la commune, qui nécessite des travaux de rénovation. Une urne sera à disposition à l'entrée de l'église, pour recueillir des dons nécessaires à la réparation d'un petit vitrail en très mauvais état. 

Gisants, plates-tombes, lanternes des morts, sarcophages paléo-chrétiens, reliquaires et autres épitaphes romans sont au programme de cet après-midi. Dans l'attente de vous les présenter, excellente fin d'été à toutes et tous!

© Olivier Trotignon 2019

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 12:56

 

Je vous livre la copie d'un article publié en 2011 dans la revue trimestrielle Berry magazine, dont la publication a été depuis abandonnée. Ayant constaté que cet écrit n'était référencé nulle part et donc introuvable, et n'ayant jamais reçu aucune compensation pour sa rédaction, il me semble juste de le partager sur Berry médiéval. Bonne lecture!

 

Pièce majeure des collections du musée Saint-Vic de Saint-Amand-Montrond, la dalle funéraire du bourgeois Pierre Pèlerin n’a pas encore livré tous ses secrets.

 

Gisants et plates-tombes

 

Alors que la grande majorité des défunts se faisait inhumer en pleine terre dans les cimetières paroissiaux ou autour des églises, certains hauts personnages de la société occidentale ont voulu laisser le souvenir de leur existence bien après leur décès, en se faisant représenter couchés et priants sur de lourdes dalles de pierre scellant leurs tombeaux. Du verbe de l’ancien Françaisgésir(être couché sur le sol) a été hérité le mot gisant, qui désigne, dans le vocabulaire des historiens de l’art, les statues funéraires que l’on peut encore contempler dans des musées, cloîtres et même, parfois, petites églises de campagne.

Certains gisants ont été sculptés longtemps après la mort de l’homme ou de la femme dont ils ornent la sépulture. D’autres encore ont été commandés à l’attention des pèlerins venant honorer des reliques, pour que les voyageurs puissent garder en mémoire l’image du saint dont ils étaient venu requérir les vertus. La priorale de Souvigny, dans l’Allier, ou encore l’église de La Celle-Bruère, dans le Cher, conservent de tels monuments.

Plus simple dans sa réalisation, mais destinée à la même fonction, la plate-tombe est une grande dalle sur laquelle la silhouette du défunt est gravée à plat. Fourmillant de détails précieux pour reconstituer les vêtements et équipements militaires de leurs commanditaires, celles des églises de Saint-Aubin, dans l’Indre et de Venesmes, dans le Cher recouvraient les sépultures de deux chevaliers morts au XIVe siècle.

Beaucoup de dalles funéraires ont été perdues à la suite de la Révolution française. L’abbatiale du monastère cistercien de Noirlac, dans le Cher, abritait encore au XVIIIe siècle de nombreux tombeaux de bienfaiteurs de la communauté, dont certains du début du XIIIe siècle. Aucun ne nous est parvenu.

Dans cette population de saints, membres du clergé, hauts dignitaires de la société civile ou plus modestes hommes d’armes dont l’image est figée dans la pierre se singularise un individu, issu de la bourgeoisie urbaine de la fin du Moyen-âge. Pierre Pèlerin, marchand saint-amandois, anticipant son trépas, passe commande d’une dalle funéraire le représentant sous l’ habit d’un pèlerin de Saint-Jacques.

 

 

Le gisant de Pierre Pèlerin

C’est dans l’ancienne maison de ville des abbés de Noirlac, devenue musée municipal, qu’est exposé le gisant d’un homme connu sous le patronyme de Pierre Pèlerin, mort à la fin du XVe siècle et inhumé dans l’abbatiale du couvent des Carmes, qu’il avait de son vivant contribué à fonder.

Cette sculpture étonne par son absence de volume externe. Contrairement à tous les gisants régionaux qui reposent sur une surface plane, celui du musée Saint-Vic se présente dans une cuve, comme pour figurer le défunt au creux de sa tombe. Une feuillure taillée dans la pierre laisse penser qu’un couvercle devait même la recouvrir, bien qu’on ignore complètement la fonction et la nature d’un tel dispositif. La forte usure de l’épitaphe laisse penser que la pierre n’était pas en élévation mais au niveau du sol, là où marchaient les visiteurs.

Curieux et rare est ce vêtement de pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle dans lequel le disparu a tenu à se faire représenter. Vêtu d’un long manteau en peau retournée et d’une chemise lacée sur la poitrine, l’homme croise les mains sur son torse, tenant son long bâton, dit bourdon, de pèlerin. Pendant à une courroie de son épaule droite, une besace de cuir portant le symbole du pèlerinage ibérique, une petite coquille Saint-Jacques, pend à son coté. La tête du voyageur repose sur un coussin et est surmontée par un dais soutenu par des anges. Les armes de Pierre Pèlerin, trois coquilles percées de dagues, sont sculptées au fronton du dais. Si la pierre est dans un bon état général, on déplore que les iconoclastes révolutionnaires aient martelé le visage et les mains du gisant, et brisé ses pieds et la tête des chiens sur lesquels ils reposaient.

 

 

Enquête sur un inconnu

 

Les archives régionales, encore largement inexploitées dans le détail, livrent peu d’informations sur le commanditaire de la dalle funéraire du musée de Saint-Amand. La seule chose à peu près sûre est qu’il exerçait le métier de marchand, qui fit sa fortune. Les détails du revers de son manteau, qui semble fait de peau d’agneau, permettent d’avancer, sans autres preuves, l’hypothèse que l’homme faisait le commerce de fourrures, très rémunérateur à l’époque. L’emplacement de son hôtel particulier, certainement bâti au cœur de la petite cité du Boischaut, nous est inconnu, tout autant que ses origines, ses alliances et son éventuelle descendance. Mais là où le parchemin fait défaut, la pierre, si on prend la peine de la lire, peut se révéler très instructive.

L’ existence seule du gisant et le lieu de la sépulture livrent certaines informations. Pierre Pèlerin fut assurément un homme riche, et consacra une partie de sa fortune à fonder une abbaye de l’Ordre des Carmes dans les murs mêmes de la petite ville de Saint-Amand. L’importance de l’abbatiale, devenue Hôtel de ville, illustre l’ambition de cette entreprise. Délaissées, ayant souffert de la grande crise du XIVe siècle et de la Guerre de cent ans, les abbayes rurales -Noirlac est à peine à une heure de marche des remparts de Saint-Amand - renvoient aux gens des villes l’image d’un monachisme suranné, inadapté aux aspirations d’une société caressée par les frémissement de la Renaissance. La charité des classes urbaines s’applique plus volontiers aux hôtels-Dieu, léproseries et nouveaux monastères établis dans leur périmètre immédiat, sur lesquels elles pourront peut-être un jour compter pour prendre soin de leurs corps et de leurs âmes.

Et c’est bien dans ce espoir que Pierre Pèlerin s’appauvrit au profit des Carmes saint-amandois. Donner à Dieu, se faire inhumer dans le lieu de prières permettent de racheter ses péchés. De ce point de vue, il demeure un homme profondément imprégné de tradition médiévale

Un détail visible sur le gisant montre que le marchand berrichon adopte aussi les codes de cette nouvelle société qui éclôt sitôt levée l’hypothèque économique et politique de la Guerre de cent ans. Pierre Pèlerin a franchi le seuil de la noblesse, comme le prouve sans ambiguïté le choix des chiens couchés à ses pieds. Chiens pour les chevaliers et damoiseaux, ours, lions ou léopards pour les défunts d’essence royale, les animaux sont sur une tombe un marqueur de noblesse indéniable. Comme d’autre négociants enrichis de son temps - le berruyer Jacques Cœur en est l’exemple le plus connu - on peut penser que Pierre Pèlerin profite de ses revenus pour acheter des terres qui donnent à leur propriétaire les précieux quartiers de noblesse tant convoités à l’époque et s’élever au dessus de sa condition. Son blason, orné comme celui de son homologue berruyer du motif de la coquille Saint-Jacques, est un autre témoin de son appartenance à la nouvelle élite locale.

Une dernière question se pose, à laquelle seule l’observation du contexte historique local peut apporter l’ébauche d’une réponse: d’où Pierre Pèlerin tire t-il sa fortune?

 

 

L’or des comtes de Nevers

 

Une promenade dans les vieilles rues de Saint-Amand nous permet de découvrir les indices de la reprise économique qui transforma la vie de la petite cité lorsque s’éloignèrent du quotidien de ses habitants les troubles engendrés par le conflit avec l’Angleterre. Outre cette grande abbaye urbaine que furent les Carmes, on remarque que les cisterciens de Noirlac construisent pour leurs abbés, à la place de leur ancienne grange en ville, un bel hôtel avec chapelle et pigeonnier. Tout près de là, des maisons avec boutiques et caves sont bâties tout autour de l’ancien cimetière paroissial, devenu place du marché. Les gens cessent de cacher leur argent pour le soustraire à la convoitise du fisc ou d’éventuels pillards: aucun trésor postérieur au milieu du XVe siècle n’a jamais été découvert, à notre connaissance, dans le quartier ancien.

La fin des événements qui entretinrent une insécurité endémique ruineuse pour le commerce ne peut à elle seule expliquer l’enrichissement d’une petite bourgade comme Saint-Amand, même située comme elle l’était au carrefour de routes empruntées par des marchands et des pèlerins. Le vrai catalyseur économique domine de son haut donjon la cité en pleine effervescence: le château de Montrond, propriété récente de la famille d’Albret, résonne des cris des maçons sur leurs échafaudages et des coups de burin des tailleurs de pierre. La vielle forteresse médiévale est en pleine rénovation et double sa superficie. De nouvelles tours sont accolées aux murailles séculaires, l’ancienne basse-cour est fortifiée, un trébuchet, machine de guerre d’inspiration orientale, surveille le flanc nord de l’édifice. De confortables bâtiments d’habitation sont élevés, prêts à accueillir, lors de ses déplacements dans la région, le comte de Nevers et sa cour. 

Peu importe que l’argent provienne du chantier du château ou de la bourse des familiers des comtes du Nivernais: Pierre Pèlerin est de ces hommes qui ont su profiter de la nouvelle situation économique pour s’enrichir.

 

 

Pour l’éternité

Tous comptes faits, Pierre Pèlerin nous surprend encore par un détail biographique ostensible, sculpté dans la pierre de son gisant: son passé de pèlerin de Compostelle. 

Dans l’ancienne tradition médiévale, le pèlerinage était un moyen d’obtenir de Dieu la rémission de ses fautes, tout comme l’aumône à l’Eglise et l’inhumation dans un lieu de prière. Or, le marchand saint-amandois sait que son salut est acquis - les anges qui soutiennent le dais au dessus de sa tête sont là pour le signifier - par le fruit de ses libéralités au bénéfice des Carmes. Sa tombe, placée au cœur même du sanctuaire, motivera les prières des moines pour son âme. Quel besoin a t-il eu d’aller en plus s’épuiser sur les routes du sud de la France et de la Galice? Un tel voyage était-il même compatible avec son métier de marchand? 

Plus que le témoignage de l’accomplissement d’un vœu de pèlerinage, le gisant nous délivre un message pour l’éternité. Comme Jacques Cœur à Bourges, dont les armoiries représentaient une coquille Saint-Jacques et un cœur, Pierre Pèlerin s’est fait représenter par une statue de pierre, vêtu en pèlerin, comme s’il avait craint que son souvenir s’efface de la mémoire des hommes et qu’on ne sache plus à qui dédier les prières qui lui revenaient. Par ce jeu de mot imaginé par un être qui savait que la mémoire s’efface vite, le parchemin est fragile et même les lettres de son épitaphe gravée dans le calcaire étaient condamnées à l’usure, le souvenir de son séjour terrestre nous est parvenu, presque intact, un demi-millénaire après que son corps ait rejoint le froid du tombeau.

 

© O. Trotignon, février 2011

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15 juin 2018 5 15 /06 /juin /2018 19:27

 

 

Connu essentiellement dans la Marche et dans les Charentes, le mouvement qui a poussé certaines communautés villageoises et urbaines à édifier ces curieux édifices que sont les lanternes des morts a dans une moindre mesure concerné le Berry. De la vallée du Cher à celles de l’Indre et de la Creuse, ce sont plusieurs monuments qui peuvent être comptés, de volumes et de formes variables. Après avoir consacré plusieurs billets à ces édicules funéraires, il me restait à vous présenter un dernier monument, la lanterne des morts de Saint-Genou, dans l’Indre.

Cet élément architectural se trouve assez loin du centre du village et de la belle abbaye bénédictine qui y était établie, témoignant de la présence d’un cimetière disparu de nos jours. Cette situation n’a rien d’original et se retrouve dans d’autres sites tant berrichons que marchois, limousins ou charentais. Cette lanterne se distingue de ses semblables par l’hétérogénéité de ses parements. De sa base à son sommet, ce ne sont pas moins de cinq appareils différents qui la composent. Sur un socle assez grossier repose une section octogonale allant en se rétrécissant faite de pierres de taille ménageant une ouverture vers le centre de la colonne, à laquelle succède une longue partie cylindrique beaucoup plus rustique, soutenant la lanterne proprement dite, plus soignée, coiffée d’un massif de maçonnerie informe sur lequel est scellé un vestige de croix métallique.

 

 

Cet alternance est d’autant plus surprenante que l’évidement central, par lequel on manipulait le fanal, semble homogène à première vue. Une inspection minutieuse des mortiers jointoyant les pierres serait sans doute plus concluante.

 

 

La lanterne des morts de Saint-Genou ne se trouve qu’à quelques minutes de l’axe Tours - Châteauroux et est correctement indiquée à partir de la route principale. Sa visite, couplée avec celle des restes de l’abbatiale bénédictine à quelques centaines de mètres, mérite qu’on s’y attarde.

 

© Olivier Trotignon 2018

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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 13:55

 

Permettez moi de vous proposer de venir, dimanche 27 mai 2018, à partir de 16 heures, découvrir ma nouvelle conférence, inédite, sur l'art funéraire médiéval en Berry, au prieuré d'Allichamps, entre Bruère-Allichamps et Châteauneuf-sur-Cher.

Cette animation, riche en images du patrimoine régional, est l'aboutissement d'un projet lancé  à la fin de l'été dernier par les Amis du Prieuré d'Allichamps, qui gèrent et animent ce site roman exceptionnel. Gisants, dalles funéraires, sarcophages reliquaires, lanternes des morts et autres croix de cimetières, tous accessibles dans des lieux publics, sont au programme de cet exposé. 

Pratiquement, la conférence est ouverte à toutes et tous et ne nécessite aucune connaissance particulière en histoire. La prieurale est accessible aux personnes à mobilité réduite et les véhicules trouveront assez facilement à se garer sur le site. La durée de l'animation ne dépassera pas une heure et demi; comme toujours quand j'aborde des thèmes en relation avec le fait religieux, les règles de la laïcité seront strictement respectées. Pour permettre un bon repérage des œuvres dans l'espace régional, un document sera disponible à l'entrée, tout près de l'urne où vous pourrez, si la conférence vous a plu, laisser votre obole au profit de l'entretien du prieuré. L'entrée, j'ai omis de le préciser, sera libre et gratuite.

Un grand merci aux Amis du Prieuré d'Allichamps pour leur invitation et leur investissement, et au plaisir de vous y voir et certainement vous y revoir!

 

 

© Olivier Trotignon 2018

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 13:34

Voici un monument souvent oublié sur les cartes indiquant les emplacements de lanternes des morts médiévales. Son existence, trop injustement méconnue, mérite un rappel auprès des amateurs de ce patrimoine funéraire très particulier et des simples curieux attirés par la petite architecture du Moyen-Âge.

La lanterne de Vouillon est un petit édifice en excellent état (si on veut bien oublier l’affreux crucifix de fonte planté en son sommet) taillé dans le calcaire local. La modicité de sa taille explique peut-être le peu de publicité qui lui est faite contrairement à d’autres monuments du même type sis dans l’Indre, comme ceux de Celon (objet d’un précédent article) ou de Saint-Genou (que nous décrirons un peu plus tard dans l’été). Le corps de la colonne est plein, le logement du fanal de petite dimension, on devait donc y accéder avec une échelle, contrairement à la plupart des monuments dont le tronc était évidé et muni de poulies pour les manipulations de leurs lampes.

Comme d’autres lanternes, elle s’élève assez loin du cœur du village et de son église, marquant, ce qui est loin d’être exceptionnel, l’existence d’un ancien cimetière périphérique que certaines sources rattachent à la présence d’un ancien prieuré, ce que je n’ai pas vérifié. Géographiquement, elle est l’une des lanternes des morts les plus septentrionales qui restent conservées, assez distante de la Marche et des Charentes où l’on recense la plus grande densité de ces petites constructions funéraires.

L’accès au site est très facile : il suffit, en sortant du village en direction de Lignières/Saint-Amand-Montrond, de prendre la première petite route à gauche (direction Planches). La lanterne est presque au bord de la voie.

 

© Olivier Trotignon 2017

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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 11:49

Toury4

 

Une fois n’est pas coutume, je vais déborder au delà des limites de l’ancien diocèse de Bourges pour vous présenter un monument funéraire médiéval d’un intérêt certain.
L’été dernier, à l’invitation de la compagnie de reconstitution médiévale “Les Compagnons du Sarment d’Hypocras”*, nous avons eu l’opportunité de visiter le château de Toury, au sud-est de Moulins, dans l’Allier.
Le propriétaire de la forteresse nous a présenté une curieuse dalle funéraire de provenance incertaine, amenée il y a de nombreuses années dans la cour du château et mise à l’abri des intempéries sous un auvent discret.

 

Toury1

 

Cette plate-tombe a été taillée dans un calcaire coquiller assez rugueux. L’épitaphe est incomplète, mais situe le défunt dans la lignée des propriétaires du château (en fait, un certain Guioz, arrière-grand-père de T{hibaud?} de Toury), ce qui explique qu’elle y ait été apportée. L’ouvrage date de 1291 ou 1391 (lacune dans l’angle supérieur droit).

 

Toury3

 

Elle présente des similitudes avec ses homologues berrichonnes: défunt représenté de face, en robe, épée à ses cotés; présence d’un chien et d’anges porteurs d’encensoirs. Des différences sont aussi à noter. La silhouette chevaleresque occupe un espace réduit et latéral, la croix séparant la plaque en quatre tableaux. Le chien n’est pas sous les pieds de son maître; l’épée n’est pas à la ceinture du chevalier.
Les modifications postérieures apportées à la surface de la dalle permettent d’imaginer une partie de son histoire.

 

Toury2

 

On remarque à la fois une découpe rectangulaire et des croix de consécration aux angles de la pierre. La dalle funéraire de Toury a servi de pierre d’autel. Constatant la présence dans les environ d’une abbaye cistercienne, à savoir Sept Fonds, on peut présumer que Guioz de Toury fut inhumé dans son cloître ou son abbatiale. Comme en Berry, le monastère a été délesté d’une partie de ses pierres tombales, converties en autels pour les églises paroissiales des alentours.
Ces pierres, d’un style particulier, ont été à leur tour retirées au profit de monuments plus sobres. Quelqu’un a eu à ce moment là l’excellente idée de l’amener celle-ci à Toury, la sauvant ainsi d’un destin plus qu’incertain. N’étant pas moderniste, j’ignore complètement la chronologie des ces dernières manipulations, mais l’ampleur du phénomène a peut-être laissé des traces dans certains registres paroissiaux.

 

Toury5

 

*Les lecteurs fidèles de ce blog connaissent ma plus extrême méfiance pour les troupes dites “médiévales”, souvent ramassis de joyeux fêtards auto proclamés chevaliers de ceci ou sires de cela. Les Compagnons du Sarment d’Hypocras ont un profil qui les distingue de ces groupes aux prétentions plus étendues que leurs compétences. Ils sont de ces très rares associations que je me permets de recommander.

© Olivier Trotignon 201

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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 08:23

Robert-d'Arbrissel1

 

Les personnes qui s’intéressent à l’histoire du Berry connaissent la part qu’occupe la personnalité du bienheureux Robert d’Arbrissel dans l’architecture spirituelle de la région au début du XIIe siècle.
Appelé par un des grand féodaux du Boischaut, Adalard Guillebaud, pour établir sur ses terres un monastère de son Ordre, l’ermite breton vint fonder le prieuré d’Orsan dans lequel il mourut lors d’un ultime voyage en Berry. Embaumé sur place dans l’attente de pouvoir ramener sa dépouille dans la maison-mère de sa communauté à Fontevraud, il demeura à Orsan le cœur du vieil homme, qui devint miraculeux quelques siècles plus tard.
S’il m’est arrivé assez souvent de parler de cette relique dans mes articles et mes conférences, je ne m’étais jamais vraiment posé la question de ce qui advint du corps de Robert, une fois revenu dans son monastère de la région de Saumur. Visitant Fontevraud avec, comme objectif principal de ramener des photos des quatre gisants royaux exposés dans l’abbatiale, c’est presque par hasard que j’ai pu prendre quelques clichés de la sépulture de dom Robert, comme nos paysans le désignaient sous l’Ancien régime, tant elle est simple et peu spectaculaire.
Au ras du sol, près du maître-autel est visible, sous une vitre, l’intérieur du sarcophage de Robert d’Arbrissel. Le sépulcre est vide et la pierre tombale disparue, aussi peu des visiteurs présents se sont attardés autour de ce petit tombeau guère différent de ces sarcophages anonymes que les archéologues relèvent parfois autour des édifices religieux.

 

Robert-d'Arbrissel2

 

Bien que d’un intérêt très réduit en regard des multiples œuvres qui se découvrent au fil de la visite de Fontevraud, la tombe de dom Robert peut être un bon élément de comparaison pour imaginer à quoi ont pu ressembler, à Orsan, les sépultures d’Adalard Guillebaud et de l’archevêque de Bourges Vulgrin, semble t-il l’une et l’autre très dépouillées, si on en croit quelques allusions dans différents textes faisant référence à leur existence.
Les siècles ont effacé à Orsan toute trace du sanctuaire primitif et seules les archives parlent encore de Robert d’Arbrissel et de ses commensaux berrichons. Flâner sous les voûtes de l’abbaye de Fontevraud peut être un bon moyen de se rapprocher, l’espace d’un instant, de cette période.

 

Robert-d'Arbrissel3

 

​​​​​​​© Olivier Trotignon 2013

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 13:34

La-Prée-gisant1-

 

Mon attention a été attirée, au départ, par une mauvaise photographie en noir et blanc illustrant un essai de synthèse sur Cîteaux en Berry. A l’arrivée: la surprise de découvrir un gisant remarquable, très peu connu, élément majeur du patrimoine funéraire médiéval berrichon.
La première originalité de ce monument funéraire est d’être dans la situation opposée à  celle de presque tous ses contemporains: alors que, dans la grande majorité des cas, les abbatiales cisterciennes ont été débarrassées des dalles funéraires qui les encombraient, là, c’est l’abbatiale qui a disparu et le tombeau qui est resté.

 

La-Prée-dalle-

 

Ce bel élément est en effet visible dans un mur isolé du cloître de l’abbaye de La Prée, qui n’est autre qu’un vestige du transept gauche de l’ancienne église abbatiale, abattue au XIXe siècle. Même s’il est assez récent (1422), il donne une bonne idée de ce à quoi ont du ressembler beaucoup de lieux de prière cisterciens qu’on décrit souvent de manière imprudente comme vierges de toute décoration.
La seconde originalité est d’être orné des restes d’une danse macabre dont il ne reste apparent qu’un squelette, d’un style qui rappelle, mais c’est sans doute un hasard, celle de l’église de Condé, dans le Cher.

 

La danse macabre de l’église de Condé (18)

 

La-Prée-danse-macabre-

 

Le tombeau se compose donc des restes d’un gisant disposés sur une dalle anépigraphe elle même contenue dans un bel enfeu. Le tout a été taillé dans un calcaire fin de belle qualité. Le défunt, Gaucher de Passac, seigneur du fief voisin de la Croisette, est représenté allongé sur le dos, le chef reposant sur un coussin, les mains jointes et équipé d’une cuirasse. La partie inférieure de la statue a été brisé et manque, mais il reste tout de même le corps du lion ou du chien sur lequel reposaient les pieds.

 

 

La-Prée-chien

 

Ce genre de mutilation est caractéristique de la période révolutionnaire, qui s’est assez volontiers acharnée contre ce symbole de l’appartenance à l’ancien ordre féodal.

 

La-Prée-gisant2-

 

Le visage a été abîmé mais reste lisible et présente les traits d’un homme âgé, tête nue.
Au premier contact, ce monument m’a donné une impression de “déjà vu”, confortée par la consultation de mes dossiers.
Le gisant de La Prée présente des similitudes flagrantes avec celui, contemporain à six années près, de l’ancienne collégiale Saint-Marin d’Huriel, dans l’Allier. Les proportion de la statue, la finesse du travail, des détails sur l’armure, les proportions de l’enfeu rappellent irrésistiblement le tombeau, aujourd’hui détruit mais connu par une gravure ancienne, du seigneur Louis de Brosse, signé par l’artiste berruyer Philippe Colombe, facteur de tombeaux et père du célèbre sculpteur Michel Colombe. L’expertise d’un confrère historien de l’Art serait utile pour confirmer ou infirmer cette constatation.

 

Le gisant de la collégiale Saint Martin d’Huriel (03)

 

La-Prée-enfeu-

 

Ce beau monument funéraire nous invite à découvrir, ou retourner visiter ce site prestigieux qu’est l’abbaye de La Prée, qui possède plusieurs autres pierres tombales médiévales que je n’ai pu encore photographier mais qui feront l’objet, dans les mois ou années à venir, de billets complémentaires.

© Olivier Trotignon 2013

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 11:02

saint-Ludre1

 

Dans une des deux cryptes de l’église de Déols, aux portes de Châteauroux, dans l’Indre, se trouve un extraordinaire vestige qui nous permet de remonter aux racines les plus anciennes du Moyen-âge berrichon. Bien que n’étant pas historien du paleo-christianisme, je me permets néanmoins de signaler cette pièce d’un intérêt exceptionnel comme élément incontournable du patrimoine régional.
Il ne m’appartient pas de narrer ici l’histoire de saint Ludre. l’essentiel des renseignements dont on dispose est hagiographique, et est donc pertinent si on se place dans la tradition culturelle des lettrés des premiers siècles du Christianisme en Gaule. Je laisse donc aux érudits qui recopient les textes anciens sans lecture critique la responsabilité de leurs affirmations, pour m’intéresser au monument lui-même et à son importance pour l’histoire de la région.

 

saint-Ludre2

 

Le tombeau de saint Ludre est un monument funéraire comprenant comme élément principal un sarcophage de marbre blanc daté de l’Antiquité tardive (IVe siècle) produit, d’après les spécialistes de l’art antique, dans les ateliers du sud de la Gaule. Il est conservé dans une petite crypte construite autour de lui, à droite du chœur de l’église. A gauche se trouve une seconde crypte, bâtie selon le même principe, contenant le tombeau-reliquaire d’un autre saint local, Léocade, mais la cuve, d’un style beaucoup plus simple, présente beaucoup moins d’intérêt que sa voisine.
On constate tout d’abord que le sarcophage de saint Ludre n’est pas un monument chrétien. Aucun symbole de cette religion ne l’orne. On ignore complètement dans quelles circonstances s’est produit ce réemploi. La cuve a t-elle été commandée aux marbriers par un haut personnage païen converti tardivement au Christianisme? A-t-elle  contenu la dépouille d’un riche gallo-romain avant d’être réutilisée, et est-ce que le cimetière d’origine était proche de Déols? La seule certitude qu’on peut avoir sur le sujet, c’est que les contemporains de la mort de Ludre étaient sensibles à la beauté du travail des artistes romains, sans doute fidèles à leur culture et qu’ils ont choisi ce qui traduisait le mieux leur respect pour la dépouille qu’ils y déposèrent, comme le firent une multitude de leurs successeurs en faisant réaliser des châsses ou des reliquaires en métaux précieux pour vénérer les os des leurs saints. Le profond respect que ces gens vouaient à Ludre et à Léocade ne nécessitait pas de symboles extérieur de leur foi. La cuve de Léocade ne porte pas plus de signe de croyance chrétienne.

 

saint-Ludre3

 

Un autre intérêt de ce monument s’exprime sous la plume de l’ancien évêque Grégoire de Tours qui parle, dans un de ses récits -je n’ai malheureusement pas pu me procurer ce texte, faute d’une bibliothèque correcte dans mon environnement de travail- de ce tombeau, dont la réputation avait donc très tôt franchi les limites de l’ancienne cité des Bituriges.
Tout porte à croire que dans une période plus récente, postérieure à la période carolingienne du moins, d’autres pièces de sculpture funéraire antique toutes aussi précieuses se rencontraient en Berry. L’historienne de l’art Nathalie le Luel, dans son article “Appuyer l’auctoritas par l’image: la fascination politique pour l’Antiquité au portail de la collégiale Saint-Ursin de Bourges”, Mélanges X. Barral, éditions Picard 2012, note la ressemblance des thèmes de chasse du portail roman de Saint-Ursin, à Bourges, avec des œuvres paleo-chrétiennes contemporaines du reliquaire de saint Ludre, et émet l’hypothèse qu’une telle pièce ait été conservée par les chanoines de Saint-Ursin pour accueillir les reliques de leur saint patron.
On pense aussi aux mystérieux tableaux sculptés sur la façade de l’église de la Celle, près de Saint-Amand-Montrond, dans le Cher, qui pourraient s’expliquer par la volonté de reproduire à l’extérieur du sanctuaire une partie de ce qui se trouvait à l’intérieur, dans le cas présent, un sarcophage découvert dans la nécropole romaine d’Allichamps, et aujourd’hui disparu, pouvant avoir contenu des reliques.
Je vous recommande vivement, si votre route vous conduit par Châteauroux, de faire une étape par l’église de Déols, proche des vestiges de l’ancienne abbaye. Bien entendu, l’endroit est protégé mais accessible. Il est conseillé de prendre contact avec l’Office de tourisme de Déols qui saura vous indiquer comment avoir accès à ces deux tombeaux remarquables.

 

saint-Ludre4


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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 17:03

Huriel-gisant-1

 

Une fois n’est pas coutume, mais face à l’adversité, force est d’adapter ses principes, j’illustrerai cette notice avec des clichés d’un objet parfaitement faux, une statue de résine de quelques kilogrammes tout au plus là où j’aurais aimé vous montrer quelques centaines de livres de belle roche sculptée.
Voilà l’affaire en deux mots. Il y a quelques mois, nous avions pris la route de Moulins, dans l’Allier, pour aller visiter le musée Anne de Beaujeu. Dans ma poche, mon appareil photo et dans l’esprit, l’espoir de ramener des clichés d’un des derniers gisants médiévaux berrichons qui m’échappait encore, représentant un des chevaliers de la famille de Brosse, naguère seigneurs des fiefs d’Huriel, Boussac et Sainte-Sévère. Sur place, le personnel du musée se montra intraitable. Médiéviste ou pas, les photos étaient interdites dans le musée. Plus lassé d’argumenter contre ces pesanteurs administratives d’un autre âge que respectueux du règlement, je décidai de rompre la lance et d’attendre des jours meilleurs, qui vinrent de manière assez inattendue, apportant une solution peu élégante quoique radicale à mon problème.
Depuis une foule d’années, j’attendais de pouvoir visiter un jour le donjon d’Huriel, haut lieu de la féodalité régionale tant primitive que tardive, quand l’occasion se présenta presque par hasard lors des journées du Patrimoine. La municipalité d’Huriel organisait des visites du donjon et du petit musée. Je profitai donc de l’aubaine de voir enfin à quoi ressemblait l’intérieur de la grosse tour médiévale, y découvrant, dans un espace muséographique fort bien agencé, un moulage du gisant du musée de Moulins sur lequel ne pèse aucune contrainte juridique de droit à l’image, d’exclusivité, de propriété intellectuelle ou autre règlement plaisant du même tonneau. Rien ne vous empêche donc d’aller admirer l’original, mais la copie gisant dans les murs même où vécurent les commanditaires de l’œuvre primitive, à quelques dizaines de mètres de l’église où on pouvait la contempler jusqu’à la Révolution ne manque pas de caractère.
Cette statue funéraire a un passé tourmenté. On ne sait en fait pas trop bien qui est l’homme sculpté couché la tête sur un coussin, les mains jointes dans un geste de prière et les pieds (disparus) posés sur un chien, selon l’usage du temps. Sa robe, qui est enfilée par dessus son armure, porte de très fines broderies qui reproduisent les armoiries de la famille de Brosse.

 

Huriel-gisant-2

 

Plusieurs notices historiques très complètes sont accessibles sur internet et vous donneront tous les renseignements que je me refuse à reproduire par respect envers le travail des chercheurs qui ont produit ces connaissances. Tout juste me bornerai-je à rappeler que cette dalle funéraire était l’élément central d’un magnifique tombeau de style gothique sur le modèle habituel du gisant sous enfeu, sculpté dans les premières années du XVe siècle. L’œuvre a été décrite avec soin avant sa destruction, ce qui permet d’apprendre qu’elle ne contenait pas seulement les restes d’un des maîtres de la place, mais d’une partie de la famille de Brosse contemporaine de la Guerre de cent ans. Les iconoclastes révolutionnaires prouvèrent une fois de plus la bêtise et l’intégrisme de leur haine du passé en mutilant le pauvre gisant dont seule la partie supérieure a été retrouvée par hasard au fond d’une mare.
Dans les divers rapports que j’ai lus sur le sujet, curieusement, personne ne s’est interrogé sur le sens de l’existence d’une nécropole chevaleresque dans une simple collégiale urbaine, l’église Saint Martin, aujourd’hui presque entièrement disparue mais dont l’emplacement est encore bien visible devant l’esplanade au pied du donjon, alors qu’à une poignée de kilomètres existait le prieuré bénédictin de la Chapelaude, refondé au XIe siècle par un des premiers seigneurs d’Huriel connus, Humbaud, qui en avait fait le lieu d’inhumation des membres de son lignage. L’affaire mériterait d’être observée de près, mais il est tout à fait possible qu’il s’agisse là d’un des multiples avatars de la perte de prestige des monastères ruraux depuis l’essort des villes au XIIIe siècle, qui a frappé de plein fouet les abbayes cisterciennes locales, les communautés urbaines de moines et, comme c’est le cas ici, de chanoines représentant un renouveau spirituel qui a attiré l’empathie nobiliaire.
Je recommande donc une visite du musée d’Huriel pour l’intérêt patrimonial réel qu’il représente et, je le souligne, l’absence d’erreurs historiques comme on en trouve encore trop souvent dans les panneaux d’exposition ou les propos des guides. Une partie d’exposition sur la vigne et le vin à l’époque contemporaine donne à la découverte  de l’ensemble un curieux caractère anachronique qui n’est pas, loin s’en faut, désagréable.

 

Huriel-collégialeemplacement de l'église Saint-Martin, vu de la plate-forme du donjon

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